La Franc-maçonnerie française

Quête spirituelle ou athéisme de combat ?

I. Introduction

À l’aube du XXIe siècle, la Franc-maçonnerie est-elle restée fidèle à ses convictions premières et à son héritage spirituel ou a-t-elle succombé aux courants matérialistes du XIXe siècle ?

Certaines des préoccupations de la Franc-maçonnerie sont très anciennes. L’intérêt pour les symboles, la spéculation sur les nombres et la recherche de la perfection spirituelle sont des éléments dont on trouve la trace très loin dans l’histoire de l’homme.

D’aucuns avaient besoin de croire en éliminant le doute de leur esprit et d’autres avaient besoin de savoir et de comprendre. Le compas et l’équerre, le nombre et la gnose sont présents dans l’école pythagoricienne, la civilisation égyptienne ou les mystères de la Kabbale. Ils faisaient partie du quadrivium médiéval et leur emploi est évident lorsqu’on analyse la proportion des nombres dans l’architecture d’une cathédrale.

Les mouvements ésotériques ont été nombreux en Occident à partir de la Renaissance. Leur côté secret s’explique aisément quand on connaît le sort que l’Inquisition réservait à tous ceux qui osaient s’écarter du dogme.

Nous ne traiterons ici que de la Franc-maçonnerie moderne et de son parcours depuis le siècle des lumières jusqu’à aujourd’hui. Avant de prétendre aborder un sujet aussi vaste, il conviendrait de définir ce que l’on entend par “Franc-maçonnerie”.

La Franc-maçonnerie moderne est un mouvement spirituel de type initiatique et fraternel dont les membres croient en l’amélioration de l’homme et de la société. Elle a attiré des esprits indépendants, en quête d’un savoir perdu et en opposition avec le dogmatisme de l’Église.

La Franc-maçonnerie régulière a des points communs avec la religion : la croyance en Dieu ou en un “Grand Architecte de l’Univers”, la présence de rites (rite français, rite écossais ancien et accepté, rite de Misraïm, etc.) et le fait d’avoir des temples pour se réunir. “Le véritable maçon, comme ouvrier de l’intelligence constructrice de l’Univers, est l’artisan de son propre temple intérieur.”

Elle a été appelée “La Religion des religions” par les Francs-maçons eux-mêmes. D’après le rituel du 1er degré symbolique de la Grande Loge de France : “Ce n’est pas une religion dans le sens étroit du mot. Mais, elle a pour effet de relier les hommes entre eux ; c’est par ce fait une religion dans le sens le plus large et le plus élevé du terme”.

L’attitude de la Franc-maçonnerie concernant les questions métaphysiques est loin de l’arrogance de la science du XIXe siècle : ” L’Initiation n’impose rien, n’oblige pas à croire, mais elle incite à penser, elle sollicite l’intelligence à découvrir par elle-même la Vérité.

Le grand mystère de nos destinées ultimes ne se dévoile [pas] à nous avant l’heure de l’initiation suprême. Nous ignorons ce qui est hors du cercle limité de nos constatations et nous évitons donc d’affirmer ou de nier avec présomption”.

Au-delà de la tombe commence pour nous la Nuit Sacrée, dont il serait impie de profaner le mystère. Devant ce mystère, inclinons-nous humblement, conscients de l’étendue de notre ignorance et de l’infinitude de ce qui dépasse notre savoir “.

La Franc-maçonnerie a grandi en conflit permanent avec l’Eglise Catholique, qui l’avait toujours jugée comme une secte dangereuse jusqu’au milieu des années soixante-dix. On pourrait aussi considérer la Franc-maçonnerie comme une sorte d’anti-religion ou, dans le cas du Grand Orient de France, d’une religion laïque. L’initiation maçonnique est aux antipodes de la foi chrétienne. La mystique chrétienne implique un côté passif de négation de soi pour se donner au Seigneur, la grâce est un don du ciel et dépend de la volonté divine.

Dans la tradition maçonnique, l’homme par son travail sur lui-même devient bâtisseur de son temple intérieur et accède à des niveaux supérieurs de conscience. Il plonge dans les profondeurs du chaos primordial, afin de distiller par l’œuvre au noir le subtil du solide et s’élever vers la conscience supérieure. Cette ascèse est résumée par l’ancienne formule hermétique V.I.T.R.I.O.L. (Visita Interiora Terrae Rectificandi Invenies Occultum Lapidem). C’est la recherche de la pierre philosophale et l’accomplissement du grand œuvre, autrement dit, la transmutation alchimique des métaux en or dont le sens profond n’est autre que l’élévation spirituelle de l’être.

Ce discours montre bien les buts spirituels et les préoccupations premières de la Franc-maçonnerie, cependant elle n’est pas toujours restée dans le domaine spéculatif ; ceci est particulièrement visible dans le cas du Grand Orient qui s’est éloigné de la quête intérieure pour interférer de plus en plus dans la politique. Il est probable que les clivages de la Franc-maçonnerie correspondent à des clivages qui existent en amont dans la société elle-même. En Occident, les défenseurs d’interprétations matérialistes et spiritualistes du monde et de la nature humaine n’ont pas cessé de s’affronter depuis la Renaissance. La grande scission a eu lieu au XIXe siècle : Marx et Engels tournèrent le dos à l’ontologie de Kant en adoptant la dialectique matérialiste ; la psychologie Freudienne et la psychiatrie feront de même, en adoptant une vision mécaniste de l’être humain, complètement étrangère à la religion et la morale traditionnelles.

Renan avait dit alors : “La science est une religion, la science seule fera désormais les symboles, la science seule peut résoudre les problèmes de l’homme…”

Cette vision va affecter profondément l’idée que l’homme du XXème siècle aura de lui-même et de ses semblables. A partir du postulat que l’être humain est une chose, qu’il n’a pas d’âme, il sera plus facile de franchir les barrières et de disposer de lui comme d’un objet. Toute réalisation commence par une idée et derrière l’épuration idéologique ou raciale, il y a l’idée tacite de l’homme objet dont on peut disposer à sa guise. Les régimes totalitaires, d’ailleurs, ne s’en sont pas privés !

La morale et l’éthique traditionnelles issues de la religion et de la philosophie seront mises à l’écart. Ce siècle aurait pu être un âge d’or, caractérisé par les progrès de la science et de l’éducation, par la fin de la maladie et de la misère. Le mythe de la pureté raciale, le marxisme scientifique et l’absence de valeurs spirituelles feront de lui un enfer.

A la fin du vingtième siècle, des scientifiques comme David Bohm, Karl Pribam, Jean Charon vont se rapprocher de la métaphysique et de la religion . C’est un retour vers la spiritualité par la porte de la science. Sir James Jeans , grand précurseur, avait déjà dit en 1932 : “Aujourd’hui on est largement d’accord pour dire que la physique se dirige vers une perception non-mécanique de la réalité. L’Univers commence à apparaître plus comme une grande pensée que comme une grande machine. Cette nouvelle connaissance nous oblige à revoir notre première impression hâtive que nous nous sommes pris le pied dans un univers pas très concerné par la vie ou qui lui est très hostile. En effet, n’importe quel arrangement concevable de la matière et de l’énergie est postulé comme existant dans un Univers séparé”.

Le mélange de certitudes et de l’absolutisme de la science a mené à un athéisme sans appel. Dans ce monde là, seuls les phénomènes de la réalité concrète observables et quantifiables avaient droit de cité. Il n’y avait pas encore de trous noirs et on n’avait pas encore pénétré la matière assez en profondeur pour voir que ce n’est que du vide. Or voici que la physique quantique va donner un vigoureux coup de pied dans la fourmilière pour nous dire que l’espace, le temps et l’univers physique n’existeraient pas, qu’ils feraient partie d’une illusion.

Les écrits des scientifiques d’aujourd’hui se rapprochent étrangement de la conception de l’Univers et de la nature spirituelle de l’homme que l’on trouve dans les textes sacrés. Ce dont parlent Niels Bohr et les autres physiciens depuis les années trente avait été décrit dans le Tao de Lao-tseu ou dans les Védas bien avant notre ère.

Les théories les plus récentes sur la naissance de l’univers parlent d’un principe organisateur transcendant la matière. Le physicien John Wheeler décrit ce qui a précédé l’univers comme “un océan infini d’énergie ayant l’apparence du néant”. David Bohm parle d’une “source éternellement créatrice située au-delà de l’espace et du temps”.

L’univers est une vaste pensée, où chaque particule vit en interaction avec tout ce qui est. La séparation apparente des particules n’est qu’une illusion. Elles font partie d’une unité sous-jacente. Non seulement Einstein est mis en cause, mais Darwin et sa théorie de l’évolution aussi. La probabilité mathématique pour que l’univers ait été engendré par hasard est nulle. Les Maçons n’avaient-ils pas fait allusion au Grand Architecte de l’Univers ?

Il existe une vision du monde imprégnée d’humilité et de sagesse, loin des partis politiques, des clubs d’affaires et du népotisme, où l’homme peut devenir meilleur et aider ses semblables. Cette vision fait partie de l’héritage spirituel et de la quête de la Franc-maçonnerie.

La franc-maçonnerie a été souvent attaquée : “mais aux persécutions dont la maçonnerie est l’objet, il y a une autre cause, celle-ci née dans son propre sein (…) Elle a oublié sa raison d’être, oublié sa catholicité, c’est-à-dire son universalité. Elle est descendue dans l’arène des partis, elle a manqué à sa mission salvatrice ; au lieu de se cantonner dans la sphère de l’autorité et de la sagesse, elle a voulu participer, en tant que maçonnerie, au pouvoir et à la politique… Elle s’est ravalée au rôle de chapelle clandestine des intérêts privés, elle a fait sa cour aux puissants du jour, pour avoir sa place parmi eux, sans penser à la fragilité des colosses aux pieds d’argile (…) La vraie maçonnerie s’est élevée contre l’injustice et l’intolérance, elle a voulu, partout et toujours, rétablir l’équilibre rompu. Parce qu’ils étaient humains, les moyens employés par elle ont, peut-être, dépassé la limite de la sagesse. Pour lutter contre la détresse matérielle, elle est descendue sur le plan strictement physique, elle a ainsi perdu de vue son rôle spirituel et son office de médiateur. Dans certains cas, elle s’est aussi prêtée aux réalisations partisanes. Mais son action était légitime dans son essence, sinon dans ses modalités. Les hommes qui, dans son sein, ont dirigé la lutte étaient, pour la plupart, plein de foi et de bonne volonté, ils avaient un seul objectif : le bien ; il faut les absoudre. Même si leur œuvre est condamnable, la maçonnerie est innocente, elle ne préconise pas l’erreur, mais la vérité”. Ces citations sont tirées de l’oeuvre d’un franc-maçon : Le Vrai Visage de la Franc-maçonnerie de Constantin Chevillon, Ed. Paul Darain, 1945. Constantin Chevillon fut arraché à son domicile par des collabos, le 25 mars 1944, pour un soi-disant interrogatoire ; son corps fut retrouvé dans la nuit, percé de balles, dans la banlieue lyonnaise.

II. Abrégé d’histoire maçonnique

Officiellement, la Franc-maçonnerie dite “moderne” apparaît en 1717 à Londres.

Quatre loges se fédérèrent pour constituer la première obédience : La Grande Loge de Londres. Une version officieuse mais fort probable laisse entendre qu’elle serait née en France à Saint-Germain-en-Laye lorsque les Stuart étaient en exil en France. Les loges spéculatives ne sont pas apparues en un jour. Elles sont l’aboutissement d’un long processus commencé il y a très longtemps.

La légende fait remonter l’Ordre maçonnique à la construction du Temple de Salomon. L’architecte du Temple aurait créé une confrérie afin d’organiser les travaux de l’édifice sur une double base, spirituelle et opérative . Les secrets du Maître d’œuvre se seraient transmis de génération en génération. Les Esséniens, secte juive dont Jésus était probablement membre, en auraient hérité. Ces secrets se seraient transmis jusqu’aux Assassins (ordre arabe) qui les auraient transmis aux Templiers, aux bâtisseurs de cathédrales, aux Rose-Croix, à la Royal Society et enfin aux Francs-maçons.

L’histoire de cette transmission est légendaire ; il est certain que les Templiers, les Rose-Croix et les bâtisseurs de cathédrales ont fortement influencé la Franc-maçonnerie. De nombreux hauts grades reprennent les symboliques de ces différentes traditions. La Franc-maçonnerie et le Compagnonnage ont-ils la même origine ? Sans que nous puissions l’affirmer avec certitude, nous retrouvons de très nombreuses similitudes entre les rituels des compagnons et ceux des Franc-maçons. Il en est de même pour leurs traditions qui remontent au Roi Salomon.

Aussi, nous pouvons prétendre sans grand risque que la Franc-maçonnerie et le Compagnonnage ont une origine commune. Une des thèses très en vogue consiste à dire que tout a commencé au Moyen Âge, lorsque les Compagnons bâtissaient des cathédrales. Ces bâtisseurs n’appartenaient à aucun seigneur ; ils étaient libres (étymologiquement, “Franc” signifie “Libre”, “Affranchi”). Ces bâtisseurs étaient organisés en guildes ou corporations de métiers. Coexistaient la guilde des tailleurs de pierre, celle des maîtres verriers, celle des sculpteurs etc… Les ouvriers (ceux qui collaborent à l’œuvre, les maçons dits “opératifs”) se groupaient en loges sur les chantiers. Afin de contrôler les accès, de conserver et de transmettre les “secrets” du métier, des codes avaient été définis. Ainsi, le visiteur pouvait se faire reconnaître par ses “frères” de métier.

Les cathédrales furent bâties, et le travail vint à manquer. Certains prêtres et notables dans les villages voulurent avoir accès aux secrets du métier afin de conserver leur patrimoine (par exemple le prêtre qui souhaite réparer son église). Certaines loges acceptèrent de recevoir ces notables et de les initier au métier. Ces nouveaux maçons furent les premiers Francs-maçons dits “Acceptés”. D’opérative, du travail de la pierre, la maçonnerie se tournait progressivement vers le “spéculatif” et le travail purement spirituel. Le Compagnonnage opératif (qui existe encore de nos jours sous la forme des Compagnons du Devoir et du Tour de France) continua parallèlement.

Ainsi, la symbolique héritée du métier est toujours présente dans la Franc-maçonnerie. Cette symbolique est bien évidemment identique à celle du Compagnonnage.

III. Coïncidences historiques : matérialisme et spiritualité à la croisée des chemins

1649 Henriette de France se réfugie à Saint-Germain-en-Laye, après la décapitation de Charles I d’Angleterre. Des nobles écossais et irlandais les rejoignent et deviennent Francs-maçons.

1689 Jacques II Stuart, après la capitulation de Limerick, se réfugie au château de Saint-Germain-en-Laye. Les loges de la maçonnerie jacobine font leur apparition.

1717 Naissance officielle de la Franc-maçonnerie. Fondation de la Grande Loge de Londres appartenant à la maçonnerie protestante, elle va parrainer les premières loges spéculatives sur le territoire français.

1723 Publication des constitutions d’Anderson. “La Franc-maçonnerie nourrit l’ambition d’être ou de devenir le centre d’union entre les hommes, les peuples et les religions du monde entier” (Art. 1 des constitutions d’Anderson de 1723).

1723 Publication à Londres de l’ “Essai sur la liberté et la nécessité, le plaisir et la souffrance” de Franklin. “L’homme est une mécanique. Tous ses mouvements sont conditionnés par des impulsions extérieures. Il n’y a ni vice ni vertu mais simplement des réflexes et ils sont tous normaux puisque naturels”.

1772 La Grande Loge Nationale et l’Orient de Paris seront connus désormais sous le nom de Grand Orient de France. Le Grand Orient va prendre assez vite le parti de la République contre la royauté.

1778 Initiation de Voltaire à la Loge des Neuf Sœurs à Paris.

1782 Dans “Dialogue entre un prêtre et un moribond”, le Marquis de Sade, membre du Grand Orient de France, reprend les arguments de Franklin sur les réflexes, le vice et la vertu. Le moribond se repent devant le prêtre, mais pas de ses péchés, plutôt de ne pas avoir assez cédé aux tentations ; cet ouvrage est un réquisitoire contre l’Eglise et remplace Dieu par la libido. C’est une démonstration de la supériorité de l’athéisme sur la foi. Pour Sade, la souffrance des autres n’est rien à côté du plaisir individuel. Il justifie n’importe quelle atrocité par le fait que l’on cède à ses instincts, car ils représentent la seule morale valable.

1786 La police de Bavière découvre un exemplaire de la conspiration de Weishaupt destiné aux Illuminati. Ils avaient reçu l’ordre de fomenter la grande révolution française. Weishaupt avait d’abord organisé les Illuminati, pour constituer ensuite les loges du Grand Orient afin d’infiltrer la Maçonnerie Européenne .

1789 Début de la Révolution Française, où les Francs-maçons jouent un rôle très important ; elle va durer jusqu’en 1797.

1792 “LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE” : La République adopte la devise de la Franc-maçonnerie, qui sert d’acclamation dans les loges et dont l’auteur est Louis Claude de Saint Martin.

1798 Publication de l’Essai de Malthus, économiste et philosophe britannique, sur l’amélioration de la société. Il explique que la croissance démographique est supérieure à celle des ressources alimentaires. Selon cette théorie, la guerre, la peste et les catastrophes naturelles sont un bien nécessaire qui empêche le surpeuplement. Les classes inférieures de la société devraient être découragées d’avoir des enfants. Leur niveau de vie devrait rester bas et l’aide sociale devrait être supprimée car elle conduit à la paresse et à la croissance des familles. Selon lui, l’exploitation des pauvres et des faibles est souhaitable et logique. Malthus a contribué sensiblement au développement de la pensée de Darwin et aux prémisses théoriques de l’eugénisme et de l’idéologie nazie.

1815 La croyance en Dieu est inscrite dans les Constitutions anglaises de la Franc-maçonnerie.

1848 Publication à Londres du Manifeste du Parti Communiste, où Marx développe le principe de la lutte des classes en tant que moteur de l’histoire. D’un point de vue spirituel, Marx considère que la conscience n’a pas de réalité autonome. Matérialiste, il pense, à l’encontre de Hegel, que la pensée n’est que le reflet du monde extérieur, transposé à l’intérieur du cerveau de l’homme. L’être humain est considéré à partir de l’économie et des rapports de production de la société.

1849 Le Grand Orient est réorganisé, déclarant que “La Franc-maçonnerie a comme principe l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme”.

1853 Publication de l’ “Essai sur l’inégalité des races humaines” de Joseph Arthur, Comte de Gobineau.
Cet écrivain et diplomate français va poser l’un des premiers jalons du racisme “scientifique”. Dans son essai, il développe les rapports entre l’aristocratie et le prolétariat, les méfaits du mélange des races, le culte du “surhomme”. Il enrobe des opinions et des préjugés de classe d’un vernis scientifique. Ses théories seront reprises plus tard par les nazis.

1857 Wundt, après avoir fini son internat de médecine, retourne à Heidelberg où il va travailler sur la perception sensorielle. Wundt avait repris la méthodologie de Fleschner et laissé de côté ses recherches métaphysiques. Fleschner pensait avoir trouvé une synthèse à la dichotomie entre la matière et l’esprit. Wundt tourne le dos à la philosophie et à la psychologie traditionnelle, qui était “l’étude de l’âme”. Désormais, le problème de la conscience sera traité à partir du point de vue que l’être humain est une machine fonctionnant sur un mode d’excitation-réflexe. Marx et Freud adopteront le même postulat.

1859 Darwin publie “L’origine des espèces” ; ce livre, inspiré par la pensée Malthusienne, développe le principe de l’évolution selon la sélection naturelle. D’après cette théorie, seuls les éléments les plus aptes survivent en s’adaptant aux conditions de l’environnement. L’adaptation de ses observations sur le règne animal à la société humaine a donné un solide appui au fondement théorique de l’holocauste nazi. “Chez les sauvages, les faibles de corps ou d’esprit sont rapidement éliminés et ceux qui survivent font preuve d’une santé vigoureuse. Nous les êtres civilisés, au contraire, faisons tout pour arrêter le processus d’élimination. Nous construisons des hôpitaux pour les aliénés, les infirmes et les malades. Nous faisons des lois d’aide sociale pour les pauvres et nos médecins s’évertuent à garder les gens en vie jusqu’au dernier instant (….). Ainsi les membres faibles de la société se propagent. Toute personne qui s’est occupée de l’élevage d’animaux ne peut douter que ceci doit être très nocif pour la race humaine”. Dans une lettre à William Graham, professeur de Droit, Darwin s’exprimait ainsi : ” À une date assez proche, une quantité importante de races inférieures devra être éliminée par les races hautement civilisées à travers le monde”.

1867 Série de conférences de Wundt sur les “fondements de la psychologie physiologique”, qui correspondent à la naissance d’une nouvelle science, la psychologie matérialiste.

1875 Wundt fonde l’Institut de Psychologie Expérimentale à Leipzig. Wundt reprend les théories de Fleschner qui avait travaillé pour établir des relations entre ce qui est quantifiable dans le monde physique environnant et ce qui est vécu psychiquement par l’individu à travers la perception. Les théories de Wundt vont influencer la psychiatrie allemande. Avec lui, la dichotomie entre le corps et l’esprit cesse d’exister ; pour lui, l’être humain est une machine ou un animal. L’âme, l’esprit, la responsabilité et la volonté individuelle n’existent pas.

1876 En France, le Franc-maçon Louis Blanc (1811-1925) réclame la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

1877 Le Grand Orient de France modifie l’article premier de sa constitution : A la gloire du grand architecte de l’univers et au lieu d’une croyance en un Dieu ou en l’immortalité de l’âme, il va proférer “la liberté de conscience absolue et la solidarité humaine”. Tous les liens réguliers de la Franc-maçonnerie avec le Grand Orient de France sont rompus. Le Grand Orient va devenir le bastion des enseignants laïcs.

1884 Encyclique Humanum genus du pape Léon XIII, où il argumente l’incompatibilité entre la foi chrétienne et la Franc-maçonnerie. Il la qualifie de “funeste peste” et dit “qu’il faut arracher son masque à la secte pour la montrer telle qu’elle est. (…). La Franc-maçonnerie n’est pas autre chose, tout au moins dans les hauts grades, que la religion occulte de Satan”.

1889-89 Extraits des idées fondamentales de la pensée de Nietzsche. Le nihilisme a contribué à la montée du matérialisme et à saper les valeurs de la civilisation chrétienne.

“Pour que l’homme vive au plus fort de soi, il faut que Dieu meure, essentiellement le Dieu chrétien, il faut une morale de maîtres, de surhommes…

C’est la fin de l’amour et de la vie. On accueillera la guerre, la destruction, le feu qui brûle les êtres, le génie destructeur du temps, cette gigantesque bataille où nul ne gagne sinon l’Hadès. Je proclame roi le néant, seule valeur”. Nietzsche

1890 “Par toutes les voies nous arriverons à proclamer le droit qu’a la raison de réformer la société par la science rationnelle et la connaissance théorique de ce qui est (…). La science est une religion, la science seule fera désormais les symboles, la science seule peut résoudre les problèmes [de l’homme] dont sa nature exige impérieusement la solution”.

Renan, “L’avenir de la science”.

1890 Pavlov est nommé à la chaire de pharmacologie de l’Académie Militaire de St. Petersbourg. Il avait étudié à Leipzig à l’Institut de Psychologie Expérimentale de Wundt. Il introduit la notion de réflexe conditionné d’après ses expériences sur la salivation des chiens. Il aura un impact très important sur la psychologie et la psychiatrie, notamment au sein de l’école behavioriste (comportementaliste) dont le but ultime est la prédiction et le contrôle de l’activité humaine.

1893 “La Franc-maçonnerie doit se substituer progressivement aux religions…” bulletin du Grand Orient, p. 568.

1895 Naissance de la psychanalyse, point de vue de Freud sur la religion :

“Tout cela est évidemment si infantile, si éloigné de la réalité que, pour tout ami sincère de l’humanité, il devient douloureux que jamais la grande majorité des mortels ne pourra s’élever au-dessus de cette conception de l’existence (…). Tous ceux qui attribuent la direction de ce qui arrive dans le monde à la Providence, à Dieu ou à Dieu et la Nature, éveillent le soupçon qu’ils se figurent toujours ces puissances extrêmes et lointaines comme des parents, qu’ils les conçoivent mythologiquement et se croient liés à elles par des liens libidinaux”. (les citations entre guillemets sont de Freud lui-même).
Extraits de la conférence de Joël Bernat, Freud et la religion à l’Université Lumière Lyon 2, le 5 mars 2004.

1911 Dr Rüdin, psychiatre allemand, publie une étude sur l’hygiène raciale. “Toutes les nations traînent un nombre extraordinaire d’êtres inférieurs (…). La première chose à faire pour l’hygiène raciale est de demander une organisation systématique des données par l’administration de l’Etat”. Les voeux des eugénistes seront comblés vingt ans plus tard par le vote des lois sur la stérilisation et l’euthanasie.

1912 Rupture entre Jung et Freud. Une des idées divergentes de Jung remettait en cause la nature exclusivement sexuelle de la libido. A la suite de la rupture avec Freud, vient pour Jung la période de la “confrontation avec l’inconscient” pendant laquelle il fait l’expérience de son inconscient et de l’inconscient collectif. L’homme du vingtième siècle s’est éloigné de l’inconscient en privilégiant à outrance le mode de pensée rationnel. “Le développement prodigieux de la science et de la technique est compensé d’un autre côté par un effroyable manque de sagesse et d’introspection (…). La surestimation de la raison a ceci de commun avec un pouvoir d’Etat absolu : sous sa domination, l’individu dépérit” . Il en résulte un profond désarroi, une perte de sens catastrophique. Un retour à la source vivante de l’inconscient est pour Jung la seule manière de redonner aux religions occidentales mourantes l’élan qu’elles ont perdu. Ce retour n’est pas simple, la confrontation avec l’inconscient est dangereuse pour l’équilibre psychique et demande un investissement considérable.

“En occident, nous sous-estimons l’âme humaine, nous négligeons de la cultiver. Cela explique qu’un chrétien, tout croyant qu’il est, puisse rester un primitif. Il a situé Dieu en dehors de lui, il n’en a pas fait l’expérience intérieure”. C.G. Jung, l’Herne .

“Trop nombreux sont ceux qui n’ont pas compris que la figure divine habite au centre même de l’être”. C.G. Jung, l’Herne .

1914-18 Première guerre mondiale : des bataillons entiers de l’armée allemande sont atteints de la névrose de guerre. Des soldats traumatisés se retrouvent en consultation psychiatrique. La psychiatrie et le haut commandement vont s’allier pour trouver une solution et rendre utilisables de nouveau ces hommes traumatisés par le front. Ceci va conduire à l’introduction de l’électrochoc selon les prescriptions du Dr Kaufmann. D’après lui : “Un choc est transmis sous la forme d’un stimulus à travers les nerfs, très fréquemment il sera jeté en arrière par un autre choc sur les mêmes canaux. Nous sommes en mesure maintenant de produire un tel choc au malade par l’utilisation d’un fort courant électrique accompagné de suggestions verbales sous la forme d’ordres” (…). Les lésions inhérentes aux chocs électriques avaient été largement documentées. Sigmund Freud fut convoqué comme expert lors du procès du Dr. Julius Wagner von Jauregg qui pratiquait l’électrochoc après la guerre. Voici ce que le père de la psychanalyse avait dit à cette occasion : “Ceci a été fait pour se faire de l’argent avec des hommes traumatisés par la guerre”.

1917 Révolution russe. Lénine crée le conseil des commissaires du peuple et instaure la dictature du prolétariat.

1919 Lénine fonde le Komintern. “Nous avons combattu la religion. C’est l’ABC de tout matérialisme et aussi du marxisme. (…). Si Dieu même existait, ce serait pour nous un motif supplémentaire de le détruire… des millions d’ordures, de souillures, de violences, de maladies, de contagions, sont bien moins redoutables que la plus subtile, la plus épurée, la plus invisible idée de Dieu (…). Dieu est l’ennemi personnel de la société communiste”.

1920 “L’acte le plus charitable qu’une famille nombreuse puisse faire en faveur de l’un de ses membres en bas âge, c’est de le tuer”, Women and the new race, Margaret Sanger.

1920 Rédaction du manifeste en faveur de l’euthanasie : “L’autorisation de détruire la vie sans valeur” par le jeune psychiatre Alfred E. Hoche.

Voici quelques extraits :

♣ Un médecin devrait avoir recours à l’euthanasie sur toute personne inconsciente…

♣ Il y a des individus sans valeur pour la société. En premier lieu les handicapés mentaux qui ne sont pas seulement sans valeur, mais qui représentent une valeur négative pour la société.

♣ Les débiles incurables devraient être tués.

1922 Gestation de la “Révolution culturelle” dans une réunion organisée par Lénine à l’Institut Marx-Engels de Moscou à laquelle participaient Karl Radek, Dzerjinski (créateur de la police politique soviétique), Willy Munzenberg, Georges Lukacs : “Nous devons organiser les intellectuels et les utiliser pour pourrir l’Occident. Quand ils auront corrompu toutes ses valeurs, alors seulement nous pourrons imposer la dictature du prolétariat. La conception des instincts sexuels de l’homme avait été amorcée par Freud (…). Il fallait déchaîner le domaine le plus explosif de la psyché humaine, le sexe. (…). Un amalgame de néo-freudisme et de néo-marxisme devrait détruire les défenses du fragile système immunitaire de la civilisation occidentale”. L’Ecole de Frankfurt, p 11, Ralph de Toledano.

1923 Fondation à Frankfurt d’un Institut pour le marxisme, qui prit plus tard le nom de Institut pour la recherche sociale. Parmi les personnages liés à cet institut : Théodore Adorno, Wilhem Reich, Herbert Marcuse. Dans “La philosophie de la musique moderne”, Adorno préconisa l’utilisation de formes musicales dégénérées pour développer des maladies mentales, y compris la nécrophilie. Il écrivit d’autre part qu’il était possible d’abattre les Etats-Unis en utilisant la radio et la télévision pour développer une culture de pessimisme, de désespoir et de haine de soi.

1924 Déclaration d’Albert Einstein : “La science sans la religion est sourde, la religion sans la science est aveugle”.

1925 L’âme selon l’un des chefs de file de la psychologie comportementaliste : “Personne ne sait comment l’idée de l’âme ou du surnaturel a commencé…Cela trouve probablement son origine dans la paresse générale de l’homme”, John B. Watson.

1926 “Tissons de nos mains agiles le suaire qui ensevelira un jour toutes les religions”

La Grande Loge de France.

1926 “L’âme, qui a joué un rôle important dans le passé, n’a à présent que très peu d’importance”. K.N. Kornilov au sujet de la psychiatrie lors du VIe congrès mondial de philosophie.

1928 “Personne n’a jamais touché l’âme, ni n’en a jamais vu dans une éprouvette, ni n’est jamais rentré en relation avec, comme il l’a fait avec les autres objets de son expérience journalière”. John B. Watson, psychologue comportementaliste.

1930 Propos d’Ernst Rüdin, directeur de l’Institut de Psychiatrie Kaiser Wilhem de Munich :

“En votant la loi pour la prévention des enfants génétiquement malades, le gouvernement nazi a fait un pas important pour le futur de notre nation. (…) Seule la vision nazie du monde nous a réorientés vers le futur. Nos vies ont à nouveau un sens, l’objectif de l’Etat, la lutte pour la survie et la vie de nos familles, l’espèce et la race ! Hitler avait écrit dans “Mein Kampf” : Celui qui n’est pas sain mentalement et physiquement ne doit pas perpétuer sa maladie dans le corps de son enfant. Par conséquent, cet acte représente un changement total par rapport à la mentalité mesquine d’une philosophie de la vie démodée et de la charité suicidaire des siècles passés”.

1930 Margaret Sanger invite aux Etats-Unis Eugène Fischer, conseiller de Hitler en matière raciale. Elle proposera 2 ans plus tard aux Etats-Unis d’offrir aux groupes dysnexiques (ceux qui portent de mauvais gênes) le choix entre la stérilisation et les camps de travail.

1932 Publication du livre “L’Univers Mystérieux” de Sir James Jeans par l’université de Cambridge. Ce livre marque le retour de la physique nucléaire vers la métaphysique, l’Univers y est décrit comme étant non pas une grande machine, mais plutôt une grande pensée.

1934 Le 1er janvier, entre en application la loi sur les enfants génétiquement malades. Ernst Rüdin directeur de l’Institut de Psychiatrie Kaiser Wilhem de Munich en est le principal auteur. Entre 10.000 et 350.000 stérilisations sont pratiquées. Ce programme eugéniste constitue le premier pas vers les programmes d’extermination. De plus, les personnes atteintes d’une maladie héréditaire pourront être stérilisées contre leur volonté. Le Dr. en psychiatrie Ernst Rüdin, instigateur de cette loi, en parle dans la revue de Margaret Sanger aux Etats-Unis.

1939 Hitler rugit dans un discours : “Pourquoi nous soucierions-nous de la doctrine d’amour et de responsabilité morale ? Je lui oppose dans une clarté glaciale, la suprême doctrine du néant et de la plus totale insignifiance de l’individu”. Le ton est donné, le nihilisme matérialiste de Nietzsche a trouvé un maître d’oeuvre.

1940 Plan stratégique de la psychiatrie à travers la Fédération Internationale pour la Santé Mentale. John Rowling Rees, son co-fondateur, s’exprime dans les termes suivants : “Depuis la dernière guerre mondiale, nous avons fait des gros efforts pour infiltrer les diverses organisations sociales à travers le pays…nous avons mené une attaque utile contre un certain nombre de professions. Les deux plus aisées sont naturellement l’enseignement et L’Eglise (…). La vie publique, la politique, l’industrie devraient être dans notre sphère d’influence… Si nous devons infiltrer les activités sociales et professionnelles d’autres catégories de personnes, je pense que nous devons imiter les totalitaires et organiser une sorte d’activité de cinquième colonne”.

1945 G. Brock Chisholm, co-fondateur de la WFMH, exhorte la psychiatrie à “libérer la race de ces boulets que sont le bien et le mal”.

1955 Réflexions de Teilhard de Chardin, jésuite, philosophe et paléontologue : “En apparence la Terre Moderne est née d’un mouvement antireligieux, l’homme se suffisant à lui-même. La raison se substituant à la croyance. (…) La science ne peut aller aux limites d’elle-même sans se colorer de mystique et se charger de foi. (…) L’homme ne continuera à travailler et à chercher que s’il conserve le goût passionné de le faire. Or ce goût est entièrement suspendu à la conviction strictement indémontrable par la science, que l’univers a un sens et qu’il peut ou même qu’il doit aboutir, si nous sommes fidèles, à quelque irréversible perfection. (…) Renan et le XIXe siècle ne se trompaient donc pas en parlant d’une religion de la science. Leur erreur a été de ne pas voir que leur culte de l’humanité impliquait la ré-intégration, sous une forme renouvelée, des forces spirituelles mêmes dont ils prétendaient se débarrasser.” Pierre Teilhard de Chardin, Le Phénomène Humain.

1974 Fin du conflit historique entre l’Eglise Catholique et la Franc-maçonnerie par l’élaboration du texte document Seper portant le nom du Cardinal Seper et annulant les condamnations de Clément XII en 1738 et de Benoît XIV en 1751.

1981 Au centre d’optique d’Orsay, le physicien Aspect et son équipe de chercheurs réalisent une des expériences les plus importantes du XXe siècle. Les faits : les particules sub-atomiques comme les photons et les électrons sont capables de communiquer de façon instantanée avec leurs doublons, indépendamment de la distance qui les sépare. Qu’ils soient à dix kilomètres ou à 10 milliards de kilomètres ne fait aucune différence.

Cette communication montre les limites de la relativité d’Einstein selon laquelle aucune masse ne peut voyager à une vitesse supérieure à celle de la lumière. D’autres physiciens ont proposé des solutions à ce paradoxe, mais leurs solutions sont encore plus radicales que celle d’Aspect. Le physicien David Bohm de l’université de Londres pense que l’expérience d’Aspect implique que la réalité objective n’existe pas, que malgré sa solidité apparente, l’univers est un gigantesque hologramme (image tridimensionnelle obtenue à l’aide de rayons laser).

C’était le retour à la métaphysique par la porte du laboratoire. A partir de cette expérience, d’autres, comme le neurophysicien Karl Pribam, le chercheur Hugo Zuccarelli ou Jean Charon, (auteur de la théorie de la relativité complexe), ont poursuivi leurs travaux. Keith Floyd, du Virginia Intermont College, a déclaré que si la réalité concrète n’était qu’une illusion holographique, on ne pourrait plus dire que le cerveau produit la conscience. Ce serait plutôt la conscience qui fait apparaître le cerveau, aussi bien que le corps…et tout le reste autour que nous interprétons comme une réalité physique.

Pribam a appliqué le paradigme holographique au cerveau : si le béton du monde n’est qu’une réalité secondaire et qu’il est une tache holographique de fréquences, si le cerveau est aussi un hologramme et choisit certaines de ces fréquences, s’il transforme mathématiquement ses sensations en perceptions “concrètes”, que devient la réalité objective ? Elle cesse d’exister. Comme les religions d’Orient l’ont soutenu longtemps, le monde matériel est une “maya”, une illusion.

Nous ne serions que des récepteurs flottant dans un océan kaléidoscopique. Nous flotterions à une fréquence particulière que nous extrayons de cet océan et que nous transformerions en réalité physique. La réalité physique ne serait qu’un canal parmi d’autres (d’autres réalités en somme) extraits du super hologramme. Le nombre de chercheurs qui pense que le Paradigme Holographique est le modèle le plus précis que nous ayons actuellement de la réalité est en forte croissance. Tel que l’a noté Basil Hiley de l’université de Londres, les découvertes d’Aspect indiquent que nous devons nous préparer à considérer des vues complètement nouvelles sur la réalité et l’univers physique, comme la physique quantique en son temps.

2003 La Maçonnerie Française fête ses 275 ans.

IV. Regards sur la Franc-maconnerie

A.Franc-maçonnerie et politique

(Extraits de l’Histoire de l’Eglise Catholique par le Père James Mac Caffrey)

En France et en Autriche, les Francs-maçons et les rationalistes travaillèrent la main dans la main pour renverser l’église catholique et pour diffuser l’athéisme. (…) Il est assez évident que, dans la plupart des révolutions en Europe au cours du siècle dernier, les Francs-maçons ont exercé une influence de premier plan.

En 1877, le Grand Orient de France éradiqua les parties de la constitution qui semblaient impliquer l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme et modifia le rituel de façon à exclure toute référence religieuse. Cette action est à l’origine de la rupture entre le G.O. et les loges anglo-saxonnes. Cependant, beaucoup de frères avaient une certaine sympathie pour leurs homologues français et insistaient sur l’interprétation de la reconnaissance d’un “Grand Architecte de l’Univers”.

La fameuse “Ligue d’Instruction”, fondée en 1867 par le frère F. Macé, aida au succès de la Franc-maçonnerie en France. (…) La Franc-maçonnerie française et surtout le Grand Orient avaient déployé une activité systématique comme fer de lance du “Kultur Kampf” . Depuis 1877 et d’après les documents officiels de le Franc-maçonnerie, contenus principalement dans le bulletin officiel et dans le compte rendu du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures anticléricales votées par le Parlement avaient été décrétées dans les loges maçonniques et mises en exécution sous la direction du Grand Orient. L’orateur officiel de l’assemblée de 1903 s’est exprimé ainsi : “J’ai déjà dit à l’assemblée de 1898, qu’il est du devoir suprême de la Franc-maçonnerie d’interférer de plus en plus dans tout combat politique. Le succès du combat anticlérical est dû en grande partie à la Franc-maçonnerie, car c’est son esprit, son programme et ses méthodes qui ont triomphé“. Selon le frère Combes, “Ce travail, vous savez, le combat anticlérical, est en cours. La République doit se débarrasser des congrégations religieuses en les balayant d’un geste vigoureux. Le système des demi-mesures est dangereux, l’adversaire doit être écrasé d’un seul coup”.

Toutes les réformes maçonniques depuis 1877 comme la laïcité de l’éducation, les mesures à l’encontre des écoles privées catholiques et les institutions de charité, la suppression des ordres religieux et la spoliation de l’église ont culminé par une réorganisation anti-chrétienne et anti-religieuse de la société, non seulement en France, mais à travers le monde. Ainsi la Franc-maçonnerie française prétend inaugurer l’âge d’or de la République maçonnique Universelle, comprenant tous les hommes et les nations au sein de la fraternité maçonnique. “Le triomphe du Galiléen a duré vingt siècles, mais il meurt maintenant à son tour” (discours du sénateur Delpech, président du Grand Orient, le 20 sept. 1902). Selon l’historienne Mildred Headings, rien n’arrive dans le pays sans la participation secrète de la Franc-maçonnerie. Il y eut un effort concerté pour qu’il y ait autant de maçons que possible au Parlement et dans les ministères (…) Headings donne les chiffres suivants : en 1912, 300 des 580 membres du parlement étaient Francs-maçons (52,7 %) et 180 des 300 sénateurs appartenaient aussi à l’ordre (60 %).

Avant la Révolution, plusieurs sociétés secrètes liées à la Franc-maçonnerie virent le jour. Ces sociétés empruntèrent ses formes et ses méthodes (Les Illuminati, les Jacobins). Un grand nombre de dirigeants de la révolution étaient membres des loges maçonniques où ils avaient été formés au combat politique. Même le programme de la Révolution exprimé à travers “Les Droits de l’Homme” avait été esquissé d’après les principes maçonniques. La devise “Liberté, Egalité, Fraternité” est la devise même de la Franc-maçonnerie. De la même façon, les Francs-maçons participèrent avec les Carbonari aux mouvements révolutionnaires en Italie au XIXe Siècle. Presque tous les dirigeants, Mazzini et Garibaldi inclus, étaient issus de la Franc-maçonnerie. En Allemagne et en Autriche, la Franc-maçonnerie fut l’alliée puissante du “Parti des Lumières” et du parti anticlérical.

“La Révolution [russe] de février 1917 fut provoquée par les Francs-maçons et téléguidée depuis les quelques loges maçonniques qui avaient survécu à la persécution de la police secrète du Tzar. Alexander Kerensky accéda au poste de Premier Ministre et nomma exclusivement des Francs-maçons à son gouvernement”.

- Stephen Knight, The Brotherhood (La Confrérie).

“Tel que le décrit Lénine dans ses carnets personnels de notes : dans son organisation, ses techniques de recrutement, ses moyens pour s’assurer la loyauté de ses adhérents, dans son urgence messianique, les structures du parti révolutionnaire de Lénine émanent directement de Bakounine. Pour Bakounine, la révolution était plus qu’un phénomène social et politique, c’était un phénomène cosmique, théologique et religieux. Ayant passé plus de vingt ans à se frayer son chemin dans les rangs de la Franc-maçonnerie, Bakounine avait acquis un cadre philosophique et métaphysique pour ses idées sociales et politiques. Les institutions établies de l’Eglise et de l’Etat étaient les instruments d’oppression (…) et selon Bakounine c’était un devoir moral et théologique de s’y opposer.”

- Baigent, Leigh & Lincoln, The Messianic Legacy (L’Héritage Messianique).

B. Rationalisme et Franc-maçonnerie

Conférence animée par Jacqueline LALOUETTE, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris XII, le 19 octobre 2004, Mairie de Montreuil

” La Libre Pensée est communément vue comme un mouvement violemment anticlérical, irréligieux et athée.

Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi. En 1848, la première génération de libres penseurs, représentée par Jules Simon notamment, était profondément déiste et spiritualiste. Une trentaine d’années plus tard, l’Union démocratique de propagande anti-cléricale, l’un des mouvements de Libre Pensée fondés après le triomphe de “la République aux républicains” (par opposition à la “République des ducs”), choisit deux présidents d’honneur, Victor Hugo et Louis Blanc, tous deux connus, surtout le premier, pour leur croyance en Dieu, en l’éternité, en l’immortalité de l’âme ; mais des athées convaincus, comme Victor Schoelcher, appartenaient eux-aussi à ce même organisme. La Libre Pensée était en train de se transformer profondément, passant du rejet des dogmes et de toutes les religions révélées, à des négations plus radicales. Progressivement, l’agnosticisme et l’athéisme devinrent les positions dominantes dans les rangs de la Libre Pensée, ce qui entraîna un divorce entre libres penseurs déistes et spiritualistes et libres penseurs athées et matérialistes, divorce déjà perceptible, il est vrai, dans les dernières années du Second Empire.

L’hostilité envers les religions et les Églises trouva des expressions diverses au sein de la Libre Pensée, allant des réfutations intellectuelles et, en apparence du moins, respectueuses de l’adversaire, aux attaques les plus vulgaires et les plus grossières, répandues dans des journaux comme l’Anti-clérical, les Corbeaux ou la Calotte. Elle se traduisit par une revendication de séparation absolue entre la société civile et le domaine de la religion, entre l’État et les Églises (en fait entre l’État et l’Église catholique). Aux côtés de la Franc-maçonnerie, la Libre Pensée peut-être considérée comme le fer de lance du combat pour la séparation, qui aboutit à la loi du 9 décembre 1905, dont le centenaire sera prochainement célébré.

Très touchée par la Première Guerre mondiale, durant les années 1920-1930, la Libre Pensée ne parvint ni à reconstituer ses effectifs ni à attirer des personnalités prestigieuses comparables à celles qui avaient peuplé ses rangs durant la période 1880-1914 (Victor Hugo, Paul Bert, Anatole France, Marcelin Berthelot, Ferdinand Buisson, etc.) De même, sous la IVème ou la Vème République, alors que sa condamnation des religions et des Églises se fit de plus en plus radicale et enfermée dans des schémas anciens, elle n’attira jamais à elle aucune personnalité de premier plan. “

C. Une étude de la Franc-maçonnerie en France par un Franc-maçon américain

Exposé du Dr Claude Harrison Harris, 30 avril 1988

“Les Grandes Loges d’Outre-atlantique mettent en question depuis plus d’un siècle l’orthodoxie de la Franc-maçonnerie française. Il faudrait souligner que d’après les principes exprimés par les constitutions du Dr. Anderson, jusqu’en 1849, le Grand Orient de France (G.O.) n’avait aucune doctrine concernant une croyance en Dieu. Cependant le Grand Orient de France était reconnu par presque chaque grande loge maçonnique à l’échelle mondiale. En 1849, le Grand Orient de France déclara que “La Franc-maçonnerie a comme principe l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme”. (…)

En 1871, il s’éloigna de nouveau des conventions maçonniques ; le changement le plus important de sa constitution eut lieu en 1877 quand il déclara que le fondement de la franc-maçonnerie était : “la liberté de conscience absolue et la solidarité humaine.” Les rituels ont été amendés de façon à omettre la référence à Dieu et la présence de la Bible dans les loges devint optionnelle. La Grand Loge Unie d’Angleterre et plupart des loges aux Etats–Unis coupèrent leurs liens avec le G.O. Ceci divisa le Grand Orient et l’une des conséquences de cette division fut la création de la Grande Loge de France.

D’un point de vue historique, il n’est pas possible de prouver qu’il y avait une condition préalable concernant les croyances religieuses avant l’ère de la Grande Loge. Nous savons que cette condition était absente de la constitution de 1723. Ce ne fut qu’en 1815 qu’une croyance en Dieu a été inscrite dans la constitution de la nouvellement créée Grande Loge Unie d’Angleterre. La Bible n’a été introduite dans le rituel qu’en 1760. Avec la fondation de la Grande Loge Indépendante Régulière, le 5 novembre 1913, toutes ces incertitudes sont mises de côté, car cette Grande loge suit strictement tous les points importants de la Franc-maçonnerie.

Obédiences de la Franc-maçonnerie française

Le Grand Orient de France : 23.000 membres avec 450 Loges pratiquant les rites suivants : Rite Français ou Rite Moderne, Rite Ecossais Ancien et Accepté, Rite Ecossais Modifié.

La Grande Loge de France : 14.000 membres avec 300 Loges pratiquant les rites suivants : Rite Ecossais Ancien et Accepté, Rite Ecossais Modifié, Rite de York, Rite d’ Emulation.

La Grande Loge Nationale de France : 12.000 membres avec 450 Loges pratiquant les rites suivants : Rite Ecossais Ancien et Accepté, Rite Ecossais Modifié, Rite de York, Rite d’ Emulation, Rite Français ou Rite Moderne.

La Grande Loge Féminine de France : 3.000 membres avec 60 Loges, pratiquant seulement l’Ancien Rite Ecossais et Le Rite Ecossais Accepté.

Le Droit Humain : 5.000 membres pratiquant seulement l’Ancien Rite Ecossais et Le Rite Ecossais Accepté.

Le Rite de Memphis-Misraim : 3.000 membres, avec 6.000 membres dans le monde”.

Note

Ces chiffres sont à comparer avec d’autres plus récents. A titre d’exemple, François Koch, spécialiste des sociétés secrètes et journaliste à l’Express, donne dans un article publié par France Soir, le 2 septembre 2005, les chiffres suivants :

Le Grand Orient de France : 47.000 membres

La Grande Loge de France : 27.000 membres

La Grande Loge Nationale de France : 35.000 membres

La Grande Loge féminine de France : 11.600 membres

Le Droit Humain : 15.300 membres

D. Foi et colère d’un Franc-maçon

Extraits d’”Une spiritualité sans Dieu” de Louis Sonier :

“Loin d’être des réussites au plan spirituel, …[les religions monothéistes] constituent des échecs avérés et retentissants pour une très simple raison : le refus de l’autre !

Les spiritualités laïques ou publiques ont la faveur des occidentaux et plus particulièrement des habitants de ce pays car ils croient aveuglément se donner bonne conscience. Ce sont à leur tour des âmes bien-pensantes - car elles sont de gauche n’est-ce pas - et bien “pensantes” car elles se fondent sur un humanitarisme social.

Le Samu social est vraiment une trouvaille laïque et publique. (…) Lorsqu’un événement se produit, un accident, une catastrophe, etc, il faut immédiatement armer un véhicule tout terrain et le remplir de psychologues destinés à empêcher les traumatisés de se suicider ou leur expliquer que c’est la vie, la faute à… , que l’on va nommer une commission d’enquête, etc. (…) On imagine sans peine le nombre d’ambulances sociales qu’il aurait fallu rassembler lors des attaques des tranchées à la baïonnette ou au Chemin des Dames. “Voyez, on n’a pas pu empêcher l’événement, mais on va le maîtriser”. A coup d’antidépresseurs, d’argent au besoin.

Une cellule de crise, une ambulance psychologique, un Samu social, sont un terrifiant et pathétique aveu d’impuissance, celui de l’individu, pris de nouveau en charge car, seul, il ne peut plus faire face à une menace ou à un choc. Il n’est plus armé du tout pour cela. Il pense s’en sortir, un certain temps, à coup de tranquillisants. Rassurez-vous, c’est une industrie qui marche très bien.

La spiritualité laïque, doctrine franco-française, consiste à partir de la lutte des classes, de la solidarité des travailleurs, du droit à la retraite, à coup de grèves, à bâtir une nouvelle idéologie marxisante en socialisant l’esprit et en sécularisant ce qui pouvait rester de sacré.

Le destin de l’homme n’appartient qu’à lui s’il accepte d’abord que son pire ennemi soit en lui et non les autres. A ce prix, il sera victorieux.

La physique contemporaine a jeté un grain de sable redoutable par son efficacité dans la mécanique céleste chère aux anciens théologiens et aux vieux scientifiques. Elle apporte sa contribution à une spiritualité sans Dieu, par le règne de l’Esprit et la liberté totale de choix de l’électron.

Nous savons, inconsciemment il est vrai, que les véritables questions que nous posons, à commencer par la spiritualité, ont toutes, vraiment toutes, leurs réponses enfermées au plus profond de nous-mêmes (…) et c’est bien là le point le plus important, (…), à redécouvrir l’être que nous sommes.

Et l’on revient inévitablement au déterminisme et au libre-arbitre. Si l’homme se révolte ou se résigne ou se retrouve - malgré lui - contraint d’avaler les diktats et la pesanteur de la foi, des religions et de l’athéisme, il est perdu. Parler d’ailleurs de la foi en ce qui concerne l’athéisme peut paraître une absurdité. Il n’en est rien. Les hommes ont longtemps combattu l’idée de Dieu avec une réelle ardeur sanguinaire.

Le refus de l’autre, le rejet de la différence et la négation d’une quelconque communication ne sont que les témoignages pathétiques de l’envahissement de l’homme par une idéologie matérialiste dont il est totalement impuissant à générer un antidote.

Nous ne pouvons pas changer le monde, c’est vrai et c’est faux, dans la mesure où l’on ne peut pas changer le monde d’un coup de baguette magique. Je ne sais pas si des milliers et des milliers de prières quotidiennement prononcées dans les monastères y parviennent seulement. Mais ce que je sais, pour reprendre la très belle formule d’un astrophysicien : “Qui cueille une fleur dérange une étoile”.

Nous ne devons pas nous rendre “comme les dieux”, ce qui ne pourrait être qu’une pâle imitation, un dérisoire vêtement. Il faut au contraire être Dieu. Je sais, ça paraît blasphématoire, outrecuidant, démoniaque et irréaliste. A voir. Si le Dieu auquel se réfèrent respectivement les religions représente une unité principielle, c’est à dire l’absence de la dualité observable dans le monde, la chose est réalisable. L’homme moderne doit être ouvert à l’esprit, mais sans être coupé du monde. Il ne peut pas le fuir, ce monde (…) Il doit assumer sa condition humaine et faire partie de ce monde en essayant surtout que ce monde ne le change pas. Et il pourra peut-être le changer.

Il ne doit plus y avoir de temple édifié à la gloire d’une quelconque divinité, mais un lieu sacré à l’intérieur de nous…

L’homme (…) est appelé à continuer une oeuvre cosmique commencée il y a des milliards d’années - mais d’une manière différente et dans un univers “humain”. Le reconnaître lui confère une autonomie, preuve de sa liberté. Mais c’est peut-être aussi le fruit d’une souffrance. Ce faisant, cet homme, cette femme, parviendront à libérer la partie cosmique de la prison d’un corps charnel pour en faire Esprit”.
(Extraits de Louis Sonier, Une spiritualité sans Dieu, Colère et foi d’un Franc-maçon).

V. Bibliographie

  • Actualité de la Tradition Maçonnique, conférence d’alerte aux réalités internationales du 4 juin 1996 par Guy Piau, ancien Grand Maître de la Loge de France.
  • A Concise Study of Freemasonry in France, Claude Harrison Harris, communication du 30 avril 1988. © 2000 A. Douglas Smith, Jr., Lodge of research # 1949, AF&AM
  • Anderson, James, Constitutions of the Freemasons, London 1723
  • Bayard, J.P, Le symbolisme maçonnique traditionnel, Editions du Prisme, Paris 1974
  • Baigent, Leigh & Lincoln, The Messianic Legacy, Dell pub. New York, 1986
  • Chevallier, P., Histoire de la Franc-maçonnerie française, Fayard, Paris, 1974-1975
  • Gould, Robert F., History of Freemasonry, Scribners Publishing Co., New York, 1936
  • Grand Orient de France, Contribution à la convention sur l’avenir de l’Union, 28 octobre 2002.
  • Histoire et Actualité du Satanisme, François Marie Algoud. Ed. de Chiré. 2002
  • Jones, B. E., The Freemasons’ Guide and Compendium, Harrep, London, 1950
  • Knight, Stephen, The Brotherhood (La Confrérie), Harper Collins, 1983
  • La Franc-maçonnerie et l’antisémitisme, Revue d’études juives, jan. 1996, t 155 fasc. 1 - 2
  • Les Francs-maçons, Jacques Chaboud, Ed Milan
  • Le retour d’Henoch ou la Maçonnerie qui revient. Fermin Vale Amesti (Albanashar Al-Wali), Ed. Télètes, Paris 1993
  • Le Vrai Visage de la Franc-maçonnerie de Constantin Chevillon, Ed. Paul Derein, 1945
  • Mackey, Albert G. History of Freemasonry, Chicago 1898, New York 1905, seven volumes
  • Naudon, Paul, Histoire générale de la Franc-maçonnerie, Fribourg, Office du Livre; Presses Universitaires de France, Paris, 1981

Sites sur la Franc-maçonnerie :
www.franc-maçonnerie.org
www.fm-fr.org
www.fm-fr.org/fr/article.php3?id_article=0041

  • The Men Behind Hitler, Thomas Röder, Volker Kubillus, Anthony Burwell. Ed Freedom
  • The Rise and Fall of the Third Reich, William Shirer,
  • Une spiritualité sans Dieu, Louis Sonier, Ed La Maison de Vie, 2005.
  • Watt R. Dougal, lettre du 17 juin 2002 à Michel Hervé, Secrétaire Général de la Cour Européenne d’Auditeurs sur la corruption des fonctionnaires à Bruxelles.