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La France et le bateau ivre

Un navire croise la mer, le navire a une destination, le capitaine suit un cap, les officiers de bord, tout le personnel subalternes et les matelots font de leur mieux, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils effectuent un travail d’équipe pour que le navire arrive à bon port, malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur parcours.

La France est un navire, elle a un capitaine, c’est une galère qui prend l’eau. Le capitaine est en l’occurrence le Président de la République, il a été élu par la majorité de l’équipage. Dans cette galère les rameurs se trouvent des deux côtés du navire, du côté gauche et du côté droit. Lorsqu’un Président est supposé être à gauche les rameurs de droite enfoncent leurs rames dans l’eau et ne rament pas, les rameurs de gauche rament comme des forcenés mais le navire n’avance pas, il tourne en rond dans le sens des aiguilles d’une montre. Quand un Président de droite est élu, les rameurs de gauche font pareil et le navire semble changer de cap pendant un bref instant, mais très rapidement on s’aperçoit qu’en fait il ne fait que tourner en rond cette fois-ci dans le sens contraire.

Après quelques élections, le navire prend toujours de l’eau et il continue de tourner inlassablement en rond. Les arguments avancés contre le capitaine sont toujours aussi fallacieux et il y a même pire, les insultes des adversaires ne sont rien comparés aux trahisons des anciens alliés. On a même vu un capitaine quitter le navire au milieu de la tempête lorsqu’il a été battu au premier tour laissant ses troupes dans le plus grand désarroi, le sens élémentaire du devoir voudrait que ce soit « les femmes et les enfants d’abord » mais là c’était « démerdez-vous ! J’ai d’autres choses à faire » et lorsqu’une femme a osé briguer la candidature suprême, il ose monter un réquisitoire digne d’un inquisiteur contre elle alors que dans le feu du combat il ne lui est arrivé même pas aux talons.

Finalement les idéologies ne sont pas très pratiques pour éviter les icebergs et quand il-y-en a un en vue droit devant, les grèves de l’équipage et les discours tendancieux ne servent pas à grand-chose. Un problème est un problème, une équation est une équation et le problème en question n’a pas 36 000 solutions. Quand il-y-a le feu il faut faire la chaine et l’éteindre, toute autre action relève simplement du comble de la frivolité.

Que le navire finisse par couler ou par arriver à bon port c’est une affaire de tous et chacun a sa part de responsabilité dans l’issue du voyage, mais il-y-a ceux qui parlent et ceux qui essayent de faire quelque chose.

Les habitants d’un pays ont les gouvernants et les épreuves qu’ils méritent, ce n’est pas la faute du libéralisme, du marxisme, de l’église, des Franc-maçons, de la CIA, des immigrés ou du voisin d’en face. Tout compte fait, on ne fait que récolter ce que l’on sème. Heureusement qu’il-y-a des gens, plus nombreux que l’on croit, qui sont convaincus qu’on peut-y faire quelque chose.

Alex de Valera

La désinformation dans la vie quotidienne

(en hommage à Vladimir Volkoff1 )

La désinformation (définition) : Manipulation de l’opinion publique à des fins politiques par des moyens détournés de traitement, d’une information véridique ou non.

A notre époque, après les progrès accomplis dans le domaine tout au long du XXe siècle, la désinformation est omniprésente. L’information est le moindre des soucis et la pression qui peut être exercée par les media sur les individus est intenable. Lorsqu’elle se mêle des affaires en justice, elle pèse de tout son poids sur ses protagonistes : magistrats, forces de l’ordre, témoins et jurés, créant un climat peu propice à l’examen objectif des faits.

Actuellement il est possible de détruire quelqu’un, de lui faire perdre son travail ou de le marginaliser, simplement par la désinformation et grâce à l’aide des media, c’est très pratique et ça évite la lenteur des procédures judiciaires. Par la désinformation, on obtient des condamnations exemplaires sans besoin d’enquête ni de preuves.

La procédure est expéditive, elle se résume à semer le doute sur quelqu’un dont on veut se débarrasser, pour y parvenir la recette est simple : on prend un air justicier et indigné en montrant l’affreux personnage du doigt et en criant au loup. Une fois le processus lancé, les media servent de caisse de résonance et les victimes de la rumeur sont englouties dans le goulag des pestiférés. D’après la sacrosainte liberté d’expression on a toujours le droit de dire ce que l’on pense et il est possible de ruiner la réputation et la vie de quelqu’un sans avoir un procès en diffamation sur le dos.

LA VRAIE MANIPULATION : point de vu des spécialistes :

Voici ce qu’un grand maître de la manipulation pensait de la presse avant de s’en servir lui-même comme outil de propagande afin de façonner l’opinion publique :

« mon premier étonnement fut le peu de temps qui est nécessaire à cette puissance, (…) pour créer une opinion déterminée, (…) en quelques jours, la presse sait, d’un ridicule petit détail faire une affaire d’Etat (…) et inversement, en aussi peu de temps, elle fait tomber dans l’oubli des problèmes vitaux jusqu’à les rayer complètement de la pensée et du souvenir » (…) S’ils ne trouvent absolument rien, malgré tout leur flair, ni dans la vie publique ni dans la vie privée, ils ont simplement recours à la calomnie, fermement persuadés que non seulement quelque chose en restera malgré de multiples rétractations, mais encore que lorsque l’écho aux cent bouches aura fait son œuvre dans quelques journaux complices, toutes les révoltes de la victime resteront le plus souvent sans effet. Voilà la bande qui fabrique « l’opinion publique ». 2

Voici ce qu’en pensait Volkoff3 :

Ces extraits sont tirés de La désinformation vue de l’Est, où Vladimir Volkoff montre le point de vue soviétique sur la société occidentale, les commentaires en italiques appartiennent au politologue Kara-Murza qui regarde l’ouest avec une pertinence remarquable.

« Nietzsche disait déjà : Comme on manque de temps et de sérénité pour la réflexion, on ne discute plus les opinions contraires, on se contente de les haïr » p. 20

La personne n’ambitionne rien d’autre que de penser ce que croient penser les autres personnes lesquelles ne pensent que ce que les media leur enjoignent de penser. C’est une conséquence, qu’on peut trouver pathologique, de l’axiome erroné et fondamental de la démocratie, pour laquelle, la majorité a raison par définition. p. 22

La manipulation est un moyen d’imposer sa volonté en agissant spirituellement sur les gens par la programmation de leur comportement. Kara-Mourza p. 29

En France, nous sommes au pouvoir d’une oligarchie qu’il faudra bien un jour démasquer en tant que telle, la minorité au pouvoir fait tout ce qu’elle peut pour empêcher la dénonciation des « hypnotiseurs » et s’efforce d’empêcher les masses d’accéder à la connaissance des doctrines et des technologies permettant de manipuler leur consciences. p. 31

Pourquoi donc n’avons-nous pas peur de monter en voiture mais avons-nous peur des terroristes ? Avant tout, parce que les puissants de ce monde n’ont pas intérêt à ce que nous ayons peur de l’automobile. C’est pourquoi leur télévision ne nous montre pas du matin jusqu’au soir les cadavres défigurés par des accidents de voitures. Si on les montrait avec autant d’insistance que les résultats des actes terroristes, nous aurions une peur panique de l’automobile. Kara-Mourza cité par Volkoff, p. 33

Il n’y a pas de désinformation sans pouvoir (…) mais il s’avère de plus en plus qu’il n’y a pas à notre époque, de pouvoir sans information, donc sans désinformation. (…) C’est là une des conséquences de nos modes de gouvernement : dans la mesure où le pouvoir s’appuie sur la prétendue opinion publique, il incombe à ce pouvoir de former cette opinion à sa propre image et pour son propre profit. (…) Le tyran commande et ne manipule pas, observe Kara-Mourza et Z. Freire ajoute : « Tant que les opprimés sont pleinement écrasés par la réalité, il n’y a aucun besoin de les manipuler ». p. 37

La manipulation de la conscience, toujours clandestine, prive l’individu de sa liberté bien plus efficacement qu’une contrainte directe. (…) La démocratie n’a guère que le poste de télévision, lequel a l’avantage non seulement de diffuser de la désinformation, mais d’occuper les ondes de manière à empêcher la circulation d’une information plus objective. p.39

Peut-être faudrait-il cesser de nous leurrer, cesser de nous imaginer que nous vivons dans la bonhomie à peine friponne de la Troisième République, que nous sommes libres de voter pour le parti de notre choix, que ce parti tiendra ses promesses et fera triompher nos opinions… Peut-être faudrait-il prendre conscience qu’aujourd’hui nous oscillons entre deux types d’organisation de la vie et on nous pousse avec insistance vers le rivage où la manipulation de la conscience deviendra le principal et presque l’absolu moyen de domination, si bien que, dans quelque temps, ni le problème du choix ni de la lutte ne se poseront plus à nous. p.40

C’est la principale différence et l’incompatibilité de principe de deux mondes : d’un côté, la religion et l’idéocratie dans les sociétés dites traditionnelles ; de l’autre, la manipulation de la conscience dans les sociétés dites démocratiques. p.40

La force des mots

Le mot possède une force magique et donner un faux nom est aussi important dans la manipulation de la conscience qu’à la guerre de fournir de bons papiers d’identité et l’uniforme de l’adversaire à un espion. p.46

Le mythe noir auquel on a réussi à associer ses adversaires (…) ce sont des « inquisiteurs » , des « fascistes » , des « stalinistes » (…) Les adversaires auxquels on a réussi à coller une étiquette sinistre, sont obligés de dépenser beaucoup de forces pour l’arracher. (ibidem)

Orwell et Huxley nous avaient prévenus, maintenant on est dedans, mais il ne faut pas se laisser abattre, il nous faut une vigilance constante, jour après jour, sans prendre quoi que ce soit pour de l’argent comptant, malgré sa source et son apparenté véracité. Ce dont il faut se méfier à tout prix c’est de l’amalgame, du procès d’intention, de la chasse aux sorcières. On a tendance à penser que tout ça n’existe pas, que c’était du temps de l’inquisition, mais non, c’est ici et maintenant.

Alex de Valera septembre 2007

1- Vladimir Volkoff, né le 7 novembre 1932 à Paris, mort le 14 septembre 2005 à Bourdeilles (Dordogne), est un écrivain français d’origine russe. Il est l’auteur prolixe de romans historiques, ayant pour thèmes majeurs la Russie et la guerre d’Algérie, et de romans d’espionnage. Après des études à l’université de la Sorbonne à Paris et à celle de Liège, il a été professeur d’anglais à amiens (1955 - 57). Engagé dans l’armée française (1957 - 1962) pendant la guerre d’Algérie, il a été officier du renseignement, une expérience qui le marque et inspire son oeuvre. C’est là-bas qu’il comprit qu’une guerre ne se joue pas seulement avec des armes en plein soleil, mais dans l’ombre et la nuit, et dans les ambassades. (Wikipedia)

2- HITLER Adolf, Mein Kempf, (Mon Combat), p 46 version française non expurgée.
http:// www.abbc3.com/historia/hitler/mkampf/fra

3- Source : VOLKOFF Vladimir, la Désinformation vue de l’Est, Editions du Rocher, 28 rue Comte Felix Gastaldi, Monaco 19023, 2007. ISBN 978 2 268 06045 3

De la justice

La justice est : « Ce qui est idéalement juste, conforme aux exigences de l’équité et de la raison (…) ce à quoi chacun peut légitimement prétendre (en vertu du droit) ; par extension le service public de la justice. »1 Une société reflète son degré d’évolution, d’après le respect qu’elle accorde à l’individu et à ses droits. La justice est par définition le contraire de l’injustice, elle est le fondement de l’état de droit et le garde-fou contre la tyrannie.

Tout citoyen devrait jouir de la présomption d’innocence, être traité avec respect en cas de détention préventive, être jugé dans un délai raisonnable et avoir un procès équitable, indépendamment de sa fortune, de sa position sociale et de ces appuis politiques. En cas de doute, celui-ci devrait bénéficier à l’accusé et d’après la devise républicaine Liberté, Egalité Fraternité, un jeune beur de banlieue mis en examen, devrait être traité avec les mêmes égards qu’un sénateur ou un académicien.

Saint Thomas d’Aquin disait : « Il peut arriver que celui qui interprète toujours en bonne part ce qui est douteux se trompe le plus souvent. Mais il vaut mieux se tromper souvent en ayant bonne opinion d’un homme mauvais, que de faire très rarement erreur en ayant mauvaise opinion d’un homme vertueux; dans ce dernier cas, on commet une injustice envers le prochain; mais non pas dans le premier. » 2

Un juge de la Cour Suprême de la Californie disait que « L’erreur judiciaire est la hantise des magistrats, elle est inhérente au fonctionnement de l’institution de la Justice, j’ai toujours pensé qu’il valait mieux un coupable en liberté qu’un innocent en prison. (…) Pour dissocier la vérité du mensonge, je fais toujours la part du doute et de la méfiance à tous les témoignages passionnels provenant de domestiques congédiés, d’épouses répudiées, de maîtresses plaquées ou de comptables licenciés. Il subsiste toujours dans ces phalanges d’aigris une volonté de revanche, une amertume active qui se traduit en faux témoignage. Dans un premier temps, la déformation. Dans un second, la diffamation3

Mais la justice malheureusement n’est pas une science exacte, elle est humaine donc imparfaite. Dans un problème de mathématiques nous avons tous les éléments nécessaires pour trouver la solution, dans une affaire de justice en revanche, nombreux éléments du problème sont inconnus, intangibles ou subjectifs, d’où la nécessité de prudence, de méthode et d’impartialité. Bien que l’on puisse être sceptique des améliorations que l’on pourrait appliquer à son égard, il est certain que le fait de concentrer trop de pouvoir entre les mains d’une seule personne comme c’est le cas en France avec le juge d’instruction, facilite l’erreur humaine et les abus de pouvoir.

La France pays autoproclamé des Droits de l’Homme4 en est à 42 condamnations par la Cour Européenne des Droits de l’Homme depuis début 2004, aucune de ces affaires n’a vraiment franchi le barrage médiatique. Il ne s’agit pas de la torture pendant la guerre d’Algérie, ni de la collaboration pendant l’occupation allemande, mais des faits d’aujourd’hui, pour la seule année 2003 elle a eu 76 condamnations pour des raisons diverses dont le mauvais traitement des détenus par les forces de police et la persécution de minorités religieuses, pour les quelles la palme revient à la Chine communiste.

Si la Cour Européenne a condamné la France 76 fois en 2004, cela veut dire que seulement 76 affaires ont remonté jusqu’à Bruxelles et si elles ont été jugées par cette instance, c’est parce que les parties concernées ont eu la ténacité de se battre pendant des années d’abord face aux instances internes. Or il faut savoir que les personnes qui ont la force de volonté et les moyens pour se battre avec l’administration sont rares.

Le rôle de la presse est devenu très important, mais il peut être à double tranchant, sont but véritable est en contradiction avec la justice car elle ne cherche à faire la vérité, elle obéit à d’autres desseins parmi lesquels, les directives du comité de rédaction et le besoin de contenter les actionnaires, dont le but ultime est commercial et non éthique. Pour la presse, il faut créer de l’agitation et de la polémique et parfois les media réussissent par ce biais à engendrer un élan contre la vérité officielle d’un coupable idéal qui arrange tout le monde.

Parfois aussi, un journaliste peut se battre contre vents et marées pour que justice soit faite et réussir à ce qu’une cause soit entendue, mais « la société a du mal à comprendre la clémence de la justice, car l’idée que la justice soit incapable d’éradiquer le mal lui est insupportable »5 la foule aime pendre les condamnés, comme elle aimait jadis les supplices en place de grève, il lui faut un coupable à tout prix.

Le pouvoir se prévaut de la Raison d’Etat quand il veut bafouer les Droits de l’Homme, de cette façon il-y-a des affaires qui tout simplement sont étouffées dans l’œuf, ou des affaires où le poids de la machine est tel, que le pot de terre ne peut rien contre le pot de fer. Le pouvoir se sert aussi du système des fusibles où un pion ou une pièce de moindre valeur est sacrifiée à la place du vrai responsable.

La faiblesse humaine peut-être présente à tous les échelons, chez les policiers et les gendarmes pendant l’enquête, chez le juge d’instruction, chez les magistrats de la cour et les jurés et même au greffe. Il arrive qu’un prévenu soit condamné sans preuves, par la sacrosainte « intime conviction ». Un avocat m’a confié récemment les propos suivants « si le juge d’instruction faisait vraiment son boulot dans la recherche de la vérité à charge et à décharge, on n’aurait pas besoin de nous ». Heureusement qu’il y a des fonctionnaires au sein des forces de l’ordre et du système de la Justice dont le dévouement, l’intégrité et le courage sont sans faille, c’est grâce à eux que le système tient débout.

Contrairement aux caricatures qu’on a fait de l’Inquisition, Un bon inquisiteur comme Jacques Fournier, devenu pape sous le nom de Benoît XII, instruisait son enquête à charge ou à décharge, c’est ainsi qu’il avait condamné Beatrice de Planisoles pour hérésie à une peine légère de prison et à porter des croix de feutre jaunes sur ces vêtements, mais l’avait innocentée de la charge de sorcellerie qui pesait contre elle malgré le fait qu’au moment de son arrestation, on avait trouvé dans sa besace, des objets fort suspects parmi lesquels : deux cordons ombilicaux et des draps entachés de sang. Selon les archives de l’Inquisition, 90% des accusés ont été relaxés ou s’en sont tirés avec des peines légères.6

Finalement après le XXème siècle, période remarquable par ses progrès technologiques, on continue à bafouer la justice allégrement partout dans le monde, même dans des pays comme les Etats-Unis qui se voudrait le garant de la démocratie mondiale où la France qui se prétend le « berceau des droits de l’homme. »

Devant une telle situation il faut se dire que l’Etat de Droit n’existe pleinement qu’à des rares instants de grâce et que son existence est tributaire de notre engagement et de notre vigilance de tous les jours.

Alex de Valera, 8 août 2007

1 D’après Le Vocabulaire Juridique de Gérard Cornu, Presses Universitaires de France, septième édition, Paris, juin 2005.
2 Somme Théologique, II partie, question 6O article 4.
3 Extrait des propos du juge Fenton Jones de la Court Suprême de la Californie dans « Lettre à un juge sans honneur ».
4 Droits de l’Homme : Contrairement à une croyance communément répandue, cette Déclaration n’est pas née en France, mais à Richmond en Virginie. Lorsque le général de Lafayette monte à la tribune de l’Assemblée Nationale le 11 juillet 1789, il ne fait que relire la Déclaration de la Virginie, assortie de quelques corrections apportées par son ami Jefferson.
5 Conversations avec Frère Léonard. Inédit
6 Cf. DUVERNOY Jean, Le registre d’Inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers (1318-1325), ed. lat., Toulouse, Privat, 1965.- Trad. fr. (Civilisation et sociétés 43) Paris-La Haye-Berlin 1978.
LE ROY LADURIE Emmanuel Montaillou, village occitan de 1294 à 1324, Gallimard, 1975.

Requiem pour l’âme d’Adolf Hitler

Un jour à Madrid je parcourais d’un œil distrait le journal dans un café, quand je suis tombé sur une annonce pour le moins étonnante ; Il était question d’une messe, célébrée à la cathédrale, pour l’âme d’Adolf Hitler. Ma première réaction fut une sorte d’étonnement j’étais même indigné, en suite je me suis dit que la Sainte Mère Eglise Apostolique et Romaine ne se rangeait pas toujours derrière la bannière des déshérités de ce monde, mais après avoir réfléchi un peu plus longuement à la chose, je suis arrivé à la conclusion qu’en effet si quelqu’un avait bien besoin d’une messe c’était bien lui. D’un point de vue chrétien c’était parfaitement cohérent.

J’ai eu un peu honte de ma première réaction et je me suis rappelé de ce qu’une vielle amie m’avait dit sur l’intolérance : « ce dont il faut se méfier, ce n’est pas des autres, c’est du petit Hitler qui sommeille en chacun d’entre nous ». Ce pour cette raison qu’il faut traiter tout être humain, même le pire des tortionnaires et des criminels avec respect et dans le respect du droit, notamment des droits de l’homme et chaque fois que nous n’avons pas été à l’auteur de ce principe, c’est que nous avons été contaminés et avons agi comme lui.

A de Valera

Science et religion

En guise d’introduction, je voudrais commencer par évoquer les rapports entre la religion et la science dans le cadre du christianisme. La religion traite de questions ayant trait au sens de l’existence, la science à son tour, traite l’homme et l’univers en s’occupant du comment, mais pas forcement du pourquoi. La science s’est éloignée du monde de l’esprit, de l’âme, tel que le concevaient Platon et Descartes, pour s’intéresser à l’observation de la réalité objective, de ce qui est perceptible et quantifiable.

Il est probable que dans d’autres cultures, comme celle des mayas ou chez les druides celtes, la connaissance de l’astronomie et de la botanique, allaient de pair avec la fonction religieuse.
En ce qui concerne la civilisation Occidentale et notamment le Christianisme, pendant la période médiévale, c’est l’Eglise qui détient le savoir. C’est elle qui fait bâtir les cathédrales à partir des intervalles de la musique et de leurs rapports mathématiques qui en donnent les proportions géométriques de façon à être en harmonie avec la musique des sphères1. C’est elle aussi qui garde jalousement le savoir de la civilisation gréco-latine.

Le christianisme va adopter les théories de l’antiquité et va les marier aux écritures ; il prend le géocentrisme de Ptolémée pour expliquer la position de la terre, et la genèse pour se référer à la naissance du monde. Tout au long de l’histoire de la civilisation chrétienne on trouvera des éléments hétérogènes ancrés dans la mythologie gréco-latine ou dans les légendes païennes des peuples de l’ancien empire qui cohabitent avec des éléments de l’astrologie et de l’ancien et le nouveau testament. Le sommet de la conception médiévale se trouve probablement dans la « Summa Théologiae » de Saint Thomas d’Aquin, qui reprend les concepts d’Aristote, pour qui les éléments de base sont : le feu, l’air l’eau et la terre et la limite du monde est la sphère des fixes, les fixes étant les étoiles accrochées à la sphère céleste transparente. Cette sphère tourne, ce qui permet le mouvement apparent des étoiles et l’existence des constellations. La terre est au centre, fixe et immobile.      texte complet

A de V, juin 2007

Science et religion

On pensait que la religion « opium des peuples » était morte, que la science était dépositaire de tous les espoirs, or depuis la découverte de la microphysique qui a conduit à la plus immorale invention qui soit pour le sort des peuples de la terre, (la bombe atomique) ce sont les scientifiques qui depuis Einstein, Nils Bohr, Charon, Bohm et tant d’autres osent évoquer l’existence d’un ordre caché, la présence de l’esprit, de ce qui est « conscient d’être conscient. » Aujourd’hui ce sont non seulement les philosophes ou les théologiens, mais les scientifiques qui ont eu à faire à la physique quantique, qui se posent des questions fondamentales sur la nature de l’être et le sens de l’univers, sur la présence de quelque chose d’autre, d’indicible qui imprègne tous nos actes et le passé, le présent et l’avenir de ce qui est.

J’ai trouvé une très belle citation d’un grand homme :

« Il peut y avoir conflit entre hommes de religion à l’esprit fragile et hommes de science à l’esprit ferme, mais non point entre science et religion. Leurs mondes respectifs sont distincts et leurs méthodes différentes. La science recherche, la religion interprète. La science donne à l’homme une connaissance qui est puissance ; la religion donne à l’homme une sagesse qui est contrôle. La science s’occupe des faits, la religion s’occupe des valeurs. Ce ne sont pas deux rivales. Elles sont complémentaires. La science empêche la religion de sombrer dans l’irrationalisme impotent et l’obscurantisme paralysant. La religion retient la science de s’embourber dans le matérialisme suranné et le nihilisme moral ».

Martin Luther King