Archive pour 24.9.2007

La France et le bateau ivre

Un navire croise la mer, le navire a une destination, le capitaine suit un cap, les officiers de bord, tout le personnel subalternes et les matelots font de leur mieux, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, ils effectuent un travail d’équipe pour que le navire arrive à bon port, malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur parcours.

La France est un navire, elle a un capitaine, c’est une galère qui prend l’eau. Le capitaine est en l’occurrence le Président de la République, il a été élu par la majorité de l’équipage. Dans cette galère les rameurs se trouvent des deux côtés du navire, du côté gauche et du côté droit. Lorsqu’un Président est supposé être à gauche les rameurs de droite enfoncent leurs rames dans l’eau et ne rament pas, les rameurs de gauche rament comme des forcenés mais le navire n’avance pas, il tourne en rond dans le sens des aiguilles d’une montre. Quand un Président de droite est élu, les rameurs de gauche font pareil et le navire semble changer de cap pendant un bref instant, mais très rapidement on s’aperçoit qu’en fait il ne fait que tourner en rond cette fois-ci dans le sens contraire.

Après quelques élections, le navire prend toujours de l’eau et il continue de tourner inlassablement en rond. Les arguments avancés contre le capitaine sont toujours aussi fallacieux et il y a même pire, les insultes des adversaires ne sont rien comparés aux trahisons des anciens alliés. On a même vu un capitaine quitter le navire au milieu de la tempête lorsqu’il a été battu au premier tour laissant ses troupes dans le plus grand désarroi, le sens élémentaire du devoir voudrait que ce soit « les femmes et les enfants d’abord » mais là c’était « démerdez-vous ! J’ai d’autres choses à faire » et lorsqu’une femme a osé briguer la candidature suprême, il ose monter un réquisitoire digne d’un inquisiteur contre elle alors que dans le feu du combat il ne lui est arrivé même pas aux talons.

Finalement les idéologies ne sont pas très pratiques pour éviter les icebergs et quand il-y-en a un en vue droit devant, les grèves de l’équipage et les discours tendancieux ne servent pas à grand-chose. Un problème est un problème, une équation est une équation et le problème en question n’a pas 36 000 solutions. Quand il-y-a le feu il faut faire la chaine et l’éteindre, toute autre action relève simplement du comble de la frivolité.

Que le navire finisse par couler ou par arriver à bon port c’est une affaire de tous et chacun a sa part de responsabilité dans l’issue du voyage, mais il-y-a ceux qui parlent et ceux qui essayent de faire quelque chose.

Les habitants d’un pays ont les gouvernants et les épreuves qu’ils méritent, ce n’est pas la faute du libéralisme, du marxisme, de l’église, des Franc-maçons, de la CIA, des immigrés ou du voisin d’en face. Tout compte fait, on ne fait que récolter ce que l’on sème. Heureusement qu’il-y-a des gens, plus nombreux que l’on croit, qui sont convaincus qu’on peut-y faire quelque chose.

Alex de Valera

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